Je les ai portées assez longtemps pour qu’elles prennent ma chaleur, mon rythme, mes mouvements. Quand je les retire, l’odeur est dense, immédiate, impossible à simuler. Le tissu garde la trace exacte de ma journée, comme si tu pouvais la suivre rien qu’en approchant ton nez.
Mes chaussettes sont encore légèrement humides quand je les glisse de côté. Pas lavées. Pas aérées. Rien n’a été atténué. Ce que tu recevras, c’est ce moment précis où elles quittent mes pieds : concentré, intime, brut.
Si ça t’attire, c’est parce que tu cherches quelque chose qui ne peut pas être fabriqué. Une présence. Une proximité. Un reste de moi qui persiste dans l’objet.






